Agriculture et irrigation au Maroc : cartographier les terres cultivées, les vergers, les serres et les réseaux d'eau | Kharita
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Agriculture et irrigation au Maroc : cartographier les terres cultivées, les vergers, les serres et les réseaux d'eau
Explorez 16 couches ouvertes sur l'agriculture et l'irrigation au Maroc en 2026 : terres agricoles, vergers, serres, canaux, puits, réservoirs, silos et équipements agricoles prêts pour QGIS.
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Au Maroc, une carte agricole doit relier deux réalités : la terre cultivée
et l'eau qui permet de la produire. Une plaine céréalière, un verger
d'agrumes, une serre du Souss, une palmeraie oasienne et un vignoble ne se
lisent pas de la même façon. Leur exposition à la sécheresse, leur dépendance à
l'irrigation et leur accessibilité aux infrastructures diffèrent fortement.
La collection Agriculture et irrigation du Maroc — OpenStreetMap 2026
réunit 16 couches vectorielles préparées à partir de l'état de la base
OpenStreetMap au 13 août 2026 à 20:21:01 UTC. Elle rassemble des surfaces
agricoles, des bâtiments de serre et des infrastructures hydrauliques ou de
service dans une seule couverture nationale continue, régions du Sud
incluses.
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Pourquoi une cartographie agricole ouverte est utile
Pour la campagne 2025-2026, les autorités ont annoncé environ 3,9 millions
d'hectares emblavés en céréales et une récolte prévisionnelle proche de
90 millions de quintaux. Ces chiffres donnent une mesure nationale de la
campagne, mais ils ne localisent pas chaque surface cultivée ni chaque ouvrage
d'irrigation.
Une base géographique répond à d'autres questions : où les serres sont-elles
concentrées ? Quels vergers sont proches d'un canal cartographié ? Où les
réseaux d'eau sont-ils encore peu documentés ? Quelles surfaces agricoles se
trouvent sur une forte pente ou dans une zone de déficit pluviométrique ?
Les deux sources sont donc complémentaires. Les statistiques officielles
mesurent la production ou les superficies selon une méthodologie définie. La
cartographie collaborative décrit des objets localisés, avec une complétude
variable. Il ne faut jamais présenter la surface cumulée des polygones OSM
comme la superficie agricole officielle du Maroc.
Irrigation de surface à Attaouia. Une ligne de canal sur une carte indique un ouvrage localisé ; elle ne renseigne pas, à elle seule, son débit, son état ou les parcelles effectivement desservies.SuSanA Secretariat, CC BY 2.0, Wikimedia Commons
limite nationale validée, régions du Sud incluses dans les mêmes fichiers
Simplification
aucune
Formats
GeoPackage multi-couche et un Shapefile ZIP par couche
Licence
Open Database Licence 1.0 — ODbL
Quelques chiffres de la collection agricole 2026
Terres agricoles
29 689
Vergers
17 099
Bâtiments de serre
7 791
Canaux
956
Puits
482
Réservoirs
310
Analyse Kharita du snapshot OpenStreetMap du 13 août 2026, après découpage national
Ces nombres mesurent des objets cartographiques, pas des exploitations et
pas des parcelles administratives. Une exploitation peut contenir plusieurs
polygones ; une serre complexe peut être représentée par une grande zone
fonctionnelle et plusieurs bâtiments individuels.
Seize couches, chacune avec un rôle différent
Terres agricoles, vergers et vignobles
La couche des terres agricoles contient 29 689 surfaces, pour environ
3 040 463 hectares cartographiés après découpage. Les 17 099 vergers
représentent environ 384 719 hectares, tandis que les 123 vignobles
totalisent environ 3 163 hectares.
Ces mesures sont calculées directement sur les géométries publiées. Elles sont
utiles pour contrôler un traitement, comparer des versions de la base ou
construire un échantillon d'étude. Elles ne mesurent pas une superficie
agricole utile officielle : les objets peuvent être incomplets, anciens,
superposés ou dessinés selon des niveaux de détail différents.
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Pour les vergers, le type d'arbre n'est renseigné que sur environ 1,1 % des
objets. Des oliviers, palmiers dattiers, agrumes, amandiers ou pommiers peuvent
être indiqués, mais l'absence d'une espèce est la règle. Cette couche convient
donc à la localisation des vergers ; elle ne permet pas de produire une carte
nationale fiable des espèces cultivées sans une autre source.
Palmiers dattiers près de Zagora. Les oasis montrent pourquoi l'analyse agricole marocaine doit associer végétation, accès à l'eau, sols et climat plutôt que lire chaque couche isolément.Richard Allaway, CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Deux niveaux pour les serres
La collection distingue :
564 zones horticoles sous serre, représentant de grandes emprises
fonctionnelles d'environ 3 192 hectares ;
7 791 bâtiments de serre, dont les empreintes individuelles totalisent
environ 8 350 hectares.
Ces deux valeurs ne doivent pas être additionnées : des bâtiments peuvent se
trouver à l'intérieur d'une grande zone horticole. La première couche convient
à une lecture territoriale ; la seconde permet une analyse plus fine de
l'emprise bâtie cartographiée.
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La présence d'une emprise ne garantit pas que la serre est encore exploitée au
moment du téléchargement. Une vérification par image satellitaire récente ou
par enquête de terrain est nécessaire pour une étude opérationnelle.
Pépinières et espaces fonctionnels des exploitations
Les 54 pépinières représentent environ 136 hectares cartographiés. Les
4 127 cours et emprises d'exploitations agricoles, environ 5 073 hectares,
correspondent surtout aux espaces aménagés autour des bâtiments et zones de
travail. Elles ne représentent ni toute la propriété foncière, ni toutes les
terres cultivées par l'exploitation.
Canaux, fossés, drains et conduites
La collection recense 956 canaux, 1 580 fossés ou drains et
381 conduites identifiées comme transportant de l'eau. Les longueurs ont
été calculées après projection métrique et découpage à la limite nationale.
Longueur des réseaux hydrauliques cartographiés
En km
Analyse Kharita du snapshot OpenStreetMap du 13 août 2026 ; longueurs en EPSG:6933
▸ Voir les données
Canaux
2 198,76
Fossés et drains
1 371,1
Conduites d'eau
310,46
Parmi les canaux, 104 tronçons, soit environ 99,37 km, possèdent un
usage d'irrigation explicitement renseigné. Pour les autres, l'absence de cette
information ne prouve ni un usage agricole ni son contraire. Certains canaux
servent à l'adduction, au transfert, au drainage ou à d'autres usages.
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Traces de salinisation autour de canaux d'irrigation. La donnée vectorielle localise le réseau ; l'évaluation de la salinité exige des mesures de sol et d'eau datées.Richard Allaway, CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Puits, réservoirs et stations de pompage
Les 482 puits sont représentés par des points, y compris un point placé à
l'intérieur de l'emprise lorsque le puits était dessiné comme une petite
surface. La collection comporte aussi 310 réservoirs et 11 stations de
pompage.
Ces objets demandent une lecture prudente. Un puits cartographié ne garantit
pas l'existence d'une autorisation, la disponibilité de la ressource, son
débit, sa potabilité ou son état de fonctionnement. De même, un réservoir peut
servir à l'eau potable, à l'industrie ou à l'irrigation. L'usage disponible est
conservé dans les attributs, mais il est souvent vide.
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Silos, commerces agricoles et apiculture
Les couches de services contiennent 80 silos, 22 commerces agricoles
et 5 sites apicoles. Le très faible nombre de sites apicoles montre surtout
un sujet encore peu cartographié ; il ne décrit pas le poids réel de
l'apiculture marocaine. Les silos doivent aussi être filtrés par contenu : une
structure de stockage n'est pas automatiquement céréalière.
Quels attributs sont disponibles ?
Les champs ont été harmonisés pour être lisibles dans le GeoPackage comme dans
les Shapefiles :
identifiant et lien vers l'objet OpenStreetMap d'origine ;
noms général, français, arabe et anglais lorsqu'ils existent ;
catégorie en français et en anglais ;
type d'objet, culture, production, arbres, espèce et genre ;
irrigation, usage, contenu, capacité, volume, profondeur et diamètre ;
opérateur, adresse, horaires, site web, téléphone et accessibilité ;
surface en hectares pour les polygones ;
longueur en kilomètres pour les lignes ;
date de dernière modification de l'objet et date du snapshot.
Les champs vides sont conservés comme valeurs manquantes. Ils ne sont ni
remplis par supposition, ni remplacés par une valeur générique. Cette règle est
essentielle : inventer une culture ou un usage d'irrigation donnerait une carte
visuellement complète mais analytiquement fausse.
Utilisation dans QGIS
Téléchargez le GeoPackage complet ou le ZIP de la couche souhaitée.
Dans QGIS, utilisez Couche → Ajouter une couche → Ajouter une couche
vecteur et sélectionnez le fichier.
Pour les surfaces agricoles, choisissez une symbologie catégorisée sur
sous_type ou affichez chaque couche avec une couleur distincte.
Pour les canaux, catégorisez usage afin d'isoler les tronçons explicitement
renseignés comme irrigation.
Pour une analyse de distance ou de longueur, reprojetez vers un système
métrique adapté. N'utilisez pas directement les degrés d'EPSG:4326.
Pour analyser une exposition, croisez les polygones avec CHIRPS, ERA5-Land,
le MNS Copernicus, la pente ou SoilGrids en harmonisant d'abord les
projections et les résolutions.
Le GeoPackage est préférable pour conserver les noms de champs, les textes
longs et les géométries multi-parties. Le Shapefile reste fourni pour la
compatibilité, mais ses noms de colonnes sont raccourcis et ses textes longs
peuvent être tronqués.
Trois analyses utiles pour le Maroc
Exposition des cultures au déficit pluviométrique
Croisez terres agricoles et vergers avec les COG mensuels CHIRPS. Comparez une
saison agricole à une normale climatique sur les mêmes mois, puis calculez la
part des surfaces cartographiées située sous un seuil de pluie. Un déficit ne
mesure pas directement une perte de rendement ; il identifie des zones à
examiner.
Pente, érosion et accessibilité
À partir du MNS Copernicus, calculez la pente dans une projection métrique.
L'intersection avec les terres agricoles permet de repérer des surfaces
cartographiées sur forte pente, où le ruissellement et l'érosion peuvent être
des enjeux. Ajoutez routes et pistes pour étudier l'accessibilité, sans
confondre distance à vol d'oiseau et temps de parcours.
Proximité apparente aux réseaux d'eau
Calculez la distance des serres ou vergers au canal, réservoir ou puits
cartographié le plus proche. Le résultat mesure seulement une proximité
géométrique : il ne prouve ni raccordement, ni droit d'eau, ni disponibilité
hydraulique. Cette analyse est utile comme dépistage, pas comme diagnostic
d'exploitation.
Ce que cette collection ne permet pas de conclure
Les polygones agricoles ne sont pas des parcelles cadastrales.
La base ne constitue pas un recensement exhaustif des exploitations.
La date du snapshot n'est pas la date d'observation de chaque culture.
Une géométrie peut être ancienne même si le fichier a été produit en 2026.
Les cultures, espèces et productions sont très rarement renseignées.
Les surfaces de couches différentes peuvent se chevaucher ; il ne faut pas
les additionner sans contrôle topologique.
Un canal, puits, réservoir ou pipeline n'est pas nécessairement destiné à
l'irrigation.
La carte ne fournit ni débit, ni qualité de l'eau, ni droit de prélèvement.
L'absence d'un objet peut traduire un manque de contribution locale.
Les données ne remplacent ni une enquête agricole, ni un registre foncier,
ni un plan technique de réseau hydraulique.