Les barrages du Maroc en données ouvertes : capacité, hauteur et gestion de l'eau
35 barrages du Maroc en données géospatiales (Al Wahda, Al Massira, Bin el Ouidane…) : capacité, hauteur, oued et année de mise en service, à explorer et télécharger.

Dans un pays largement semi-aride, les barrages sont l'épine dorsale de la sécurité hydrique du Maroc. Lancée dès les années 1960 avec la « politique des barrages », leur construction n'a cessé de s'accélérer : le Royaume compte aujourd'hui environ 150 grands ouvrages qui stockent l'eau pour l'irrigation, l'alimentation en eau potable, la production hydroélectrique et la protection contre les crues. Le plus grand, Al Wahda sur l'Ouergha, dépasse à lui seul les 3,7 milliards de m³ ; Al Massira sur l'Oum Er-Rbia et Bin el Ouidane sur l'El Abid complètent une infrastructure stratégique.
Ce que contient le jeu de données
La couche barrages du Maroc localise 135 ouvrages ponctuels avec leurs attributs principaux :
- nom du barrage et oued (cours d'eau) associé ;
- capacité de retenue, en millions de m³ (Mm³) ;
- hauteur de l'ouvrage, en mètres ;
- année de mise en service (vide lorsqu'elle est inconnue).
C'est une donnée légère, idéale pour poser un contexte hydraulique sur une carte ou pour croiser les ouvrages avec le réseau hydrographique et les zones irriguées.
Chargement de la carte…
À quoi ça sert
- Gestion de la ressource en eau : visualiser la capacité de stockage par bassin et par agence de bassin hydraulique (ABH).
- Agriculture et irrigation : relier chaque barrage aux périmètres irrigués qu'il dessert.
- Énergie : situer les ouvrages hydroélectriques dans le mix énergétique régional.
- Prévention des risques : contextualiser les zones aval en matière de crues et de sécurité des ouvrages.
- Analyse temporelle : l'année de mise en service permet de lire l'histoire de l'équipement hydraulique du pays, des ouvrages des années 1930 aux grands barrages contemporains.

Croiser avec d'autres couches
La valeur des barrages apparaît quand on les combine :
- avec l'hydrographie (cours d'eau, bassins, nappes) pour relier chaque retenue à son bassin versant ;
- avec les limites administratives pour rattacher les ouvrages à leur région ou province ;
- avec l'occupation du sol pour analyser la pression sur la ressource entre zones irriguées, bâti et retenues.
Précautions d'usage
- Capacité : la valeur décrit l'ordre de grandeur de la retenue (capacité initiale) ; l'envasement réduit progressivement le volume réellement disponible, ce que la donnée ne reflète pas.
- Année inconnue : certains ouvrages n'ont pas d'année renseignée (valeur vide) — ne les excluez pas involontairement d'une analyse temporelle.
- Projection : coordonnées en WGS84 (EPSG:4326) ; reprojetez dans un système métrique pour tout calcul de distance ou d'aire d'influence.
Téléchargez la couche sur la fiche barrages du Maroc, en GeoJSON, CSV ou Shapefile. Croisez-la avec l'hydrographie du Maroc pour une lecture complète de la gestion de l'eau.
Image de couverture : Barrage Al-Hassan Addakhil (Errachidia), Yair Haklai, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.
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