GeoJSON, Shapefile, GeoPackage : quel format SIG choisir en 2026 ?
Shapefile, GeoJSON ou GeoPackage ? Comparatif des formats SIG : avantages, limites, cas d'usage, et lequel choisir pour QGIS, le web ou l'archivage de vos données du Maroc.

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« Vous pouvez m'envoyer la couche des communes ? » Réponse inévitable : « Oui, en .shp, .geojson ou .gpkg ? » Trois extensions, trois philosophies, et autant de façons de perdre des données en route si l'on choisit mal. Le format d'un fichier SIG n'est pas un détail technique : il conditionne la taille du fichier, la conservation des accents, la rapidité d'affichage, la compatibilité avec les logiciels et même la pérennité de vos archives.
Cet article fait le point, sans jargon inutile, sur les trois grands formats de données vectorielles que vous croiserez forcément : le vénérable Shapefile, le web-friendly GeoJSON et le moderne GeoPackage. Objectif : savoir lequel choisir selon votre usage, et comment convertir proprement de l'un à l'autre.
Ce que ces formats ont en commun
Les trois formats stockent des données vecteur : la même façon de décrire le monde, à savoir des entités géométriques — des points (un puits, une borne), des lignes (une route, un oued), des polygones (une commune, un parc national) — auxquelles est attachée une table attributaire : un tableau de colonnes décrivant chaque entité (nom, population, superficie…).
Peu importe le contenant, le contenu est donc conceptuellement identique. Un polygone de la province d'Azilal reste le même polygone, qu'il soit écrit dans un .shp, un .geojson ou un .gpkg. Ce qui change, c'est tout le reste : la robustesse, les performances, la portabilité et les limites techniques.
Le Shapefile : le standard historique… et ses casseroles
Créé par Esri au début des années 1990 pour ArcView, le Shapefile est devenu le format d'échange universel du SIG. Trente ans plus tard, c'est encore lui que vous recevrez de la plupart des administrations — au Maroc comme ailleurs.
Premier piège : un Shapefile n'est pas un fichier, mais un ensemble de fichiers indissociables :
.shp: les géométries ;.shx: l'index des géométries ;.dbf: la table attributaire (format dBase des années 80) ;.prj: le système de coordonnées ;- parfois
.cpg,.sbn,.xml…
Oubliez le .prj en copiant vos fichiers, et votre couche se retrouve « sans projection définie ». Oubliez le , et certains logiciels refusent carrément l'ouverture.
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