OĂč la diversitĂ© des arbres est-elle potentiellement la plus forte au Maroc ?
Explorez la richesse locale estimĂ©e en espĂšces dâarbres au Maroc Ă environ 2,5 km, comprenez ce que reprĂ©sente chaque pixel et apprenez Ă la croiser avec forĂȘts, relief et climat.

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Une forĂȘt de cĂšdres, une arganeraie et une formation de chĂȘnes peuvent possĂ©der un couvert arborĂ© comparable tout en abritant un nombre trĂšs diffĂ©rent dâespĂšces. Le couvert mesure la surface occupĂ©e par les arbres; la richesse spĂ©cifique compte combien dâespĂšces diffĂ©rentes sont prĂ©sentes dans une unitĂ© dâĂ©chantillonnage.
La carte mondiale publiĂ©e par Liang et ses collĂšgues estime la richesse locale moyenne en espĂšces dâarbres par hectare sur une grille de 0,025°, soit environ 2,5 km. Kharita en extrait le Maroc dans une emprise nationale continue, rĂ©gions du Sud incluses.
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Ce que cette carte montre â et ce quâelle ne montre pas
Chaque pixel estime un nombre moyen dâespĂšces dâarbres par hectare dans les
conditions locales modélisées. Une valeur fractionnaire est normale : 4,7 ne
signifie pas quâun inventaire a trouvĂ© « 0,7 espĂšce », mais que la valeur
attendue du modĂšle est de 4,7 espĂšces par hectare.
La couche ne fournit aucun nom dâespĂšce. Elle ne permet pas dâaffirmer quâun pixel contient le cĂšdre de lâAtlas, lâarganier, le chĂȘne-liĂšge ou le thuya de BerbĂ©rie. Elle renseigne la diversitĂ© potentielle estimĂ©e, pas la composition taxonomique prĂ©cise.
Cette distinction évite une confusion fréquente avec ForTy :
- ForTy classe de grands types de forĂȘts Ă 10 m pour 2020;
- Hansen cartographie le couvert arboré 2000 et les pertes annuelles;
- cette couche estime la richesse locale en espĂšces Ă environ 2,5 km;
- aucune des trois ne constitue une carte nationale détaillée des espÚces forestiÚres du Maroc.
Comment le modÚle mondial a été construit
LâĂ©tude scientifique a mobilisĂ© une base mondiale dâenviron 1,3 million de placettes dâinventaire forestier contenant des informations individuelles sur les arbres. Les auteurs ont reliĂ© la richesse observĂ©e Ă des variables bioclimatiques, topographiques, pĂ©dologiques et anthropiques, puis produit une prĂ©diction continue mondiale.
La tempĂ©rature moyenne annuelle apparaĂźt comme un facteur dominant Ă lâĂ©chelle globale, mais elle nâexplique pas seule la diversitĂ©. Le relief, les sols et les pressions humaines agissent avec le climat. Cette relation mondiale ne doit pas ĂȘtre transformĂ©e en rĂšgle locale dĂ©terministe : deux sites marocains ayant la mĂȘme tempĂ©rature peuvent conserver des histoires, des usages et des communautĂ©s arborĂ©es trĂšs diffĂ©rents.
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